Actus

Toutes les dernières actualités de la marque Hiatus, les évenements presse, les défilés en préparation, les futurs shooting-photos ou encore l’élaboration de nouveaux modèles.
Suivez semaine après semaine les coulisses de la marque et les projets artistiques des designers et collaborateurs d’Hiatus … et même les réflexions du moment !

Télégramme : quand la jupe change de genre {Commentaires fermés}

QUAND LA JUPE CHANGE DE GENRE : une intro douarneniste à notre futur clip !

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source :  Le télégramme, 25/04/2014

Promouvoir la jupe masculine en images ? Un vaste chantier auquel s’attaquent aujourd’hui Ange Hersant, vidéaste, et Yann Cousin, photographe. Les deux Douarnenistes ont soumis leur projet, commun avec une marque de prêt-à-porter nîmoise, au site de financement participatif KissKissBankBank.
« Toi, tu es une fille donc tu dois porter ci. Toi, tu es un garçon, donc tu dois porter ça… »
Stop ! Le jeune Douarneniste touche-à-tout, Ange Hersant, le dit clairement : ce discours, il ne veut pas, ou plus, l’entendre. Car oui, dit-il, les hommes ont, tout autant droit que les femmes, de porter des jupes. Et aujourd’hui, il compte bien s’engager clairement dans la promotion de cet accessoire vestimentaire qui, d’après lui, se répand de plus en plus. Cet engagement remonte à quelques mois, lorsqu’Ange découvre une boutique de prêt-à-porter en ligne nîmoise du nom de Hiatus. La société, créée en 2009, propose justement des modèles artisanaux de jupes masculines. Ange tombe sous le charme du vêtement. « J’ai alors décidé de prendre contact avec eux pour leur proposer de tourner un clip promotionnel », poursuit Ange Hersant. Il joint à la société des photos de lui, en jupe donc, prises par le photographe Yann Cousin, en détaillant son projet. « Ça leur a plu. Ils m’ont recontacté il y a deux ou trois mois, puis je suis allé les voir à Nîmes (Gard). Le courant est bien passé, donc on a lancé le projet ».

Un projet de vidéo soumis au financement participatif

Pour mener à bien celui-ci, justement, Ange Hersant, Yann Cousin et Hiatus ont fait appel au site KissKissBankBank. Ce site internet est une plate-forme participative, où chaque internaute peut financer à partir d’un don de 1 € minimum, une initiative qu’il juge séduisante. « Pour notre part, on a estimé à 6.000 € le budget total pour mener à bien la campagne de communication qui comprend donc le tournage d’une vidéo, et un shooting photo », précise le jeune Douarneniste. Les modèles, eux, seront des hommes, bien sûr, à qui il est demandé de venir en jupe et avec un objet. Aujourd’hui, 410 € ont été récoltés, et il reste une quarantaine de jours à Ange, Yann et Hiatus pour récolter la somme en question. « Le clip sera très court, compris entre trente secondes et une minute. Derrière, on cherchera à le diffuser surtout pour les chaînes de télévision régionales, en Bretagne et dans le Gard », prévoit Ange Hersant. L’objectif de la démarche reste le même : montrer aux hommes que l’on peut porter une jupe tout en restant masculin. « C’est une manière, pour nous, de remettre en question les clichés associés au genre. On peut porter une jupe en gardant sa virilité, tout dépend de la façon dont on l’accommode. Dans certaines sociétés anciennes ou contemporaines, son port était tout à fait naturel pour les hommes. Alors pourquoi pas la nôtre ? », argumente Ange Hersant.

Bientôt la création de son propre modèle

D’autant que, selon lui, il existe de réelles différences entre la jupe masculine d’un côté, et féminine de l’autre. « Ce que je recherche, c’est le côté robuste et pratique à la fois. Sur la jupe que je porte aujourd’hui, par exemple, il y a des poches », décrit-il. Son compère Yann Cousin, lui, dit « ne pas se voir en porter pour l’instant. Mais j’ai toujours trouvé les kilts classe, par exemple. En tout cas, je ne vois rien de choquant là-dedans… ». Mais alors, Douarnenez serait-elle une ville appropriée pour lancer définitivement la jupe masculine ? « En tout cas, je vois que ça se développe en regardant autour de moi. L’été dernier, on a pu en voir quelques-unes », sourit Ange. Une bonne raison pour lui de pousser sa démarche encore plus loin : il envisage de créer, avec une copine styliste, son propre modèle.
Dimitri L’hours

Hiatus + Lagerfeld au supermarché {Commentaires fermés}

HIATUS + LAGERFELD AU SUPERMARCHE

Il y a quelques semaines, nous avions shooté la jupe pour homme TRAPPEUR dans un supermarché bio. Pourquoi ? Pour proposer une relecture : quel rôle pour l’homme aujourd’hui ?  comment transcrire la virilité de l’homme qui va chasser pour se nourrir dans nos sociétés modernisées à outrance, la viande sous-vide…
___Ce matin, en trouvant cet article sur Lagerfeld qui fait défiler la collection Chanel dans un supermarché créé de toute pièce pour l’occasion, nous nous sommes interrogés sur le propos de fond ayant poussé à cette mise en scène. Et les possibilités se bousculent :
-la haute-couture n’est qu’un produit comme les autres
-ou, les produits dans nos rayons sont à considérer comme des biens de luxes comparables à la haute-couture
-comme un parallèle au Pop’Art, il espère relever la mode au rang d’art pour l’Art
-sommes nous privilégiés de consommer dans les supermarchés comme la haute-société l’est de consommer du Chanel
-le supermarché devient-il le nouveau lieu bohème et nostalgique à l’heure où son économie de croissance n’existe plus
-la Haute-couture ne serait qu’un produit de masse
bref, de nombreuses interprètations se posent et l’on se demande si la réalisation artificielle de ce lieu a été à la hauteur de son intention de départ…
Etait-ce si difficile d’entrainer la clientèle de Chanel entre les rayons d’un Vrai supermarché ?
La mode se moque-t-elle de la mode ?
A l’heure où elle se retrouve momifiée dans tous les musées du monde en tant que représentante d’un passé révolu, Karl Lagerfeld ose la présenter comme bien de consommation encore bien vivant et accessible.
La Mode est Morte, oui, mais pas dans un sarcophage et recouverte de bandelettes de papyrus ; plutôt comme un produit de supermarché :
viande morte et présentée sous-vide couverte d’un film plastique aux couleurs acidulées.
La Mode est Morte, Vive la mode..
et bienvenue dans le Monde des Bisounours de la Consommation.
Djen’ & Jean-Guy
Hiatus au supermarché

Hiatus, jupe Trappeur au supermarché, shooté en Novembre 2013

Chanel au supermarché

Chanel au supermarché, shooté en mars 2014

<< Chanel : La haute-couture au rayon frais

dixit MSN : Karl Laferfeld mélange encore une fois haute-couture et culture populaire.
Ce serait un euphémisme que de dire que Karl Lagerfeld a bousculé les codes de la haute-couture lors de son défilé Chanel automne-hiver 2014, présenté il y a quelques jours dans le cadre de la Fashion Week de Paris.

Pour présenter sa dernière collection, le créateur a transformé le Grand Palais en supermarché. Ses mannequins fétiches, dont l’anglaise Cara Delevingne, ont ainsi défilé en créations haute-couture au mileu de rayons de boîtes de conserve en tout genre, certaines siglées du logo de la maison, poussant des caddies ou portant au bras des paniers de course en chaîne Chanel.

Bizarre, vous avez dit bizarre ? Les puristes, ceux qui vénèrent la haute-couture traditionnelle, seront sans doute choqués par cette initiative. D’autres adhèreront totalement à cette vision moderne d’une haute-couture « accessible à tous ».

En tout cas, on ne peut pas dire que ce défilé pas comme les autres soit une surprise. Lors de la présentation de sa collection printemps-été 2014, déjà, Karl Lagerfeld avait fait défiler ses mannequins en baskets, soulevant la question : la culture populaire et la haute-couture peuvent-elles faire bon ménage? La réponse, pour sa part, semble être oui.

source et auteur MSN.fr 05/03/2014, crédit photo Various >>

Le gilet du Bagad de Nîmes, la suite ! {Commentaires fermés}

LE GILET DU BAGAD DE NIMES, LA SUITE !

Les musiciens du Bagad de Nîmes ont officiellement choisi leur tenue.
Parmi les propositions présentées en janvier, ils ont opté pour un mix :
-un col arrondi qui peut se porter boutonné ou entrouvert,
-une ceinture asymétrique sur la taille qui rappelle la ceinture traditionnelle des Bagads, généralement nouée par dessus le pantalon.
-3 coloris de gabardine, jaune d’or, rouge cramoisi et noir, jouent le clin d’oeil du bagad made in Languedoc-Roussillon.
A suivre, après les croquis, le modélisme…

gilet du bagad de Nîmes
réalisation des esquisses Marano Jennifer / Béal Jean-Guy, bureau de modélisme Hiatus

Zob’, l’interview zobifiante {Commentaires fermés}

ZOB, L’INTERVIEW (re)ZOBIFIANTE
Depuis 2011, un Spartacus des temps modernes, vêtu d’une jupe pour homme Sparte participe à l’éveil des consciences de nos concitoyens. Artiste engageant, rempli d’énergie positive, le bien nommé zoB’ enflamme les scènes de France et de Navarre avec des phrases bien tournées bien trouvées, et même des NEOLOGISMES, n’ayons pas peur des mots !


__Salut ! Des phrases bien pensées mais qui semblent spontanées, des mots, des vrais, qui pourraient faire peur à ta génération, ton travail est riche de sens et non dénué d’humour. Comment t’es tu retrouvé embringué dans cette affaire ?

J’ai toujours gribouillé dans des petits cahiers de brouillons et après un long silence de sept ans sans micro j’ai fait sortir les chevaux de l’enclos pour envoyer des coups de sabots. Je travaillais déjà dans le secteur musical mais je commençais à m’ennuyer et à bouillir de l’intérieur, quelques idées excitantes plus tard mon projet était là!

__Lors de tes concerts, on assiste de plus en plus à un spectacle complet. Pas seulement du chant sur mélodie mais des paroles scandées, vivantes, presque des  »sketches » campés par 2 personnages forts en gueule : zob’ et le Docteur Démago. Comment vois-tu ton travail et comment vis-tu son évolution ?

J’ai commencé sur des versions très nues avant de faire évoluer le projet notamment grâce à la collaboration avec M.Gerbeck alias Docteur Démago et son grand orchestre buccal et multi-son. Aujourd’hui nous préparons un second disque et là mauvaise nouvelle on fonce vers un projet beaucoup plus musical. Concernant la scène je viens autant jouer les morceaux que tchatcher entre deux propositions. Chaque concert doit en théorie amener un petit plus par rapport au précédent mais pour ça tout dépend du feeling de l’instant. Et malgré les apparences je ne suis pas un personnage sur scène, ce n’est pas un jeu d’acteur, je suis et nous sommes donc tributaires de l’humeur de l’instant ce qui peut rendre le moment très bon comme très médiocre, c’est le jeu!

__Scène vivante et pleine de surprise, vous faites intervenir des bruitages et même de la pyrotechnie…Est-ce une manière de se démarquer des rappeurs ou slammeurs, parfois lassants pour leur public ?

Un concert, un spectacle ce sont des cycles, dans l’idée c’est un peu comme les montagnes soviétiques, il faut servir la soupe au public et puis la sucrer pour l’amener ailleurs voire le désorienter. Pour ce qui est de notre proposition elle conserve une matière artisanale et la pyrotechnie par exemple c’est celle qu’on peut retrouver sur le gâteau du jeune Brian qui va fêter ses 6 ans avec ses camarades de classes. L’absurde m’intéresse et permet de dédramatiser un moment spectaculaire.

__Depuis un certain temps tu portes une jupe Hiatus sur scène. Au même titre que tes chansons engagées, la liberté vestimentaire t’apporte-t-elle quelquechose de nouveau sur scène ?

L’important c’est l’air qui circule, l’air qui permet la liberté d’improvisation, l’air qui permet d’esquiver la compression et de tout lâcher, les mots, le corps et le reste…c’est pourquoi je pense que le ministère du textile et celui de la culture devrait travailler main dans la jupe pour obliger chaque intervenant spectaculaire à porter une jupe, il y aurait certes uniformité vestimentaire mais c’est le prix à payer pour réussir à aérer le cerveau du client!

__En tant qu’acteurs de la Fashion Sphère nous sommes dans la même problèmatique que toi chanteur, se faire connaitre par tous les moyens ! Nous adorons la chansons KISS, KISS, BISOUS. Devoir faire le buzz c’est consternant, à l’encontre même d’un travail en profondeur…Permets nous d’en citer un extrait :

« C’est important d’être à la croisée, d’être partout,
De recevoir le Bisous Suprême Sésame, reliquat précieux
L’empreinte comme preuve de nous deux
L’adhésion à la secte
Tu le connais, je le connais, je m’en délecte l’ai croisé, lui ai écrit, c’est un ami
Ami : personne sur laquelle pour le commerce on peut compter
Bisous
Fais moi le buzz si tu y penses
Dis lui pour moi ce que tu sais à mon sujet
C’est important que l’info tourne je buzz tu sais

Buzz moi vas y Buzz moi Buzz moi fort, Buzz moi fort, Vas y Buzz moi »

__Des disques, un livre, des ateliers d’écritures, des clips vidéos, ton art est sans limites ! Comment se vendre lorsqu’on n’est pas  »un produit » formaté ?

Et bien déjà, il est important de faire l’effort de ne pas prononcer le mot « se vendre », la langue française possède une richesse gigantesque et je crois qu’il faut puiser là dedans pour tenir un autre discours même si dans le fond la problématique reste la même. Sinon, je considère qu’il y a de la place pour tout le monde, de la daube la plus visqueuse à la proposition la plus extrême et pointue. A chacun de trouver son chemin et d’accepter l’histoire qu’on se construit en fonction de la niche dans laquelle on se trouve. Il n’y a aucune honte par exemple à faire la tournée de tous les tripots de l’hexagone et ainsi rendre vivant son propre art. Il est dangereux d’affirmer qu’un artiste n’est rien sans son public, c’est déjà très épanouissant de créer et de réaliser, on et déjà bien vivant ainsi, se contenter de ce qui vient et de ce qu’on sème permet d’éviter les ulcères. Le plus important est d’amener sa propre identité et même si on n’invente rien de ne pas chuter dans le pompage des idées d’hier ou d’aujourd’hui.

Les formats sont faits pour être dézingués à coup de bonnes idées et si ton projet est vraiment original il y aura de la place pour toi. Après si l’obsession est de toucher à tout prix un large public alors là il faut vite consulter et se demander pourquoi y a t’il chez soi un tel besoin? Pour finir je fais ce projet pour moi avant tout, je ne joue pas pour les gens mais avec les gens.

__Ton actu chaude du moment c’est la lancement du numéro 3 de la revue CRIEZ ! Une revue d’auteurs sur un thème imposé, c’est un peu un Ovni en 2014…Et pourtant à la soirée de lancement on rit, on s’amuse, on se sent pétris des mêmes sentiments que les auteurs. Parles-nous de cette initiative.

Criez! est une revue qui est née et n’existe qu’à l’envie et à la bonne idée qui excite les neurones. La bonne idée c’est le thème de départ que nous allons proposer à des auteurs coup de coeurs, des amis, des paris. Et ensuite nous prions pour que naissent l’équilibre entre les divers styles émanant des textes reçus..

>> Ecoutez des extraits de chansons et de vidéos de zoB’ et surtout redécouvrez la littérature rafraichie ici http://ozob.fr . Soirée de lancement du numéro 3 de la revue CRIEZ! : vendredi 10 janvier 2014 à 18h, chez le disquaire 340ms à Nîmes
>> Zob’ porte une jupe à jambières SPARTE, à retrouver en vente ici

propos recueillis par Djen’
crédit photos : photolive30@gmail.com

L’Homme en jupe PARLE {Commentaires fermés}

L’HOMME EN JUPE…PARLE

Dans l’air du temps, les moeurs changent, les mentalités évoluent.
Nombreux sont les étudiants à choisir les hommes vêtus de jupes comme sujets d’étude.
Bien au delà de l’anecdote, on s’aperçoit rapidement qu’il n’y a rien de phénoménal mais au contraire un désir masculin bien réel d’ouvrir sa garde robe à plus de diversité, plus de confort et de virilité.

Marion Paquet a recueilli, micro en main, des moments de vie quotidienne d’un trentenaire, actif et dynamique, bien dans son temps, bien dans ses kilts.
homme en jupe photo : Jérémie porte une jupe pour homme longue à plis Kendo d’Hiatus.

Collab’ Hiatus / Bagad {Commentaires fermés}

Collab’ avec :
LE BAGAD DE NIMES

Eh oui, il existe un bagad à Nîmes ! Initié par des bretons exilés sous le soleil du Gard, une belle équipe d’hommes et de femmes en marinière font découvrir aux gens du Sud, cornemuses, bombarde, grosse-caisse, tri-toms, bodhrans ;
des instruments insolites dans le paysage des bodegas et ferias.

Au commencement :
Vous vous souvenez sans doute de notre visuel de la Saint Patrick mettant en scène une cornemuse et un kilt en Tartan…eh bien, le hasard faisant bien les choses, c’est en cherchant la cornemuse auprès d’un groupe de musique celtique que nous nous sommes aperçus que nos voisins à 1 pâté de maison donnaient des cours de cornemuse !
Une amitié est née…et des collaborations sont au rendez-vous.

A venir :
Ce noyau dur d’une vingtaine d’irréductibles celtes se produit ce printemps au plus grand rassemblement de bagads dans le sud : Escale à Sète !
A cette occasion, une tenue officielle s’impose !
Hiatus vous propose donc de découvrir le travail en cours de création des gilets du Bagad, des premières esquisses jusqu’aux 5 propositions finales qui ont retenu leur attention (1, 2, 3, 4, 5)
Vous pouvez les aider à faire leur choix en participant avec vos commentaires !

Challenge :
-concevoir un gilet de costume pas trop étouffant car le groupe se produit souvent en extérieur été comme hiver.
-insérer des rappels des gilets traditionnels bretons, souvent repris par les bagads
-incorporer un élément d’identité Languedocienne (rouge et jaune)
-apporter de la prestance voire un maintien au corps grâce au gilet
-permettre au vêtement de se porter ouvert
-le gilet ne doit pas empêcher la respiration
-les personnes jouant de la cornemuse doivent pouvoir poser l’instrument sur l’épaule gauche (pas de boutons en dessous)
-enfin…le gilet doit pouvoir être aussi esthétique sur une femme que sur un homme !

Découvrez le site du Bagad ici

WORK IN PROGRESS avec Lonely Circus {Commentaires fermés}

lonelycircus01Work in progress avec Lonely Circus…

Pour présenter notre collection REWIND dans un contexte symbolique,
nous avons fait appel à Sébastien Le Guen, artiste accompli au sein de la compagnie équilibriste-circassienne Lonely Circus.
Le défi est de taille puisque nous lui avons demandé d’incarner un personnage un peu particulier.

Contexte de création de la collection :
« Après le bug de l’apocalypse avortée de 2012, tant annoncée et finalement en quelque sort déçus qu’il ne soit rien arrivé, nous avions l’impression qu’une boucle avait été fermée.
Une conscience universelle générale émerge petit à petit, plus éco-responsable, plus consciente de nos origines communes, plus proche de la planète et des êtres humains.
La collection Rewind est donc une sorte de condensé d’inspirations sans frontières et multi-culturelles (Rap, HipHop, Street, Hippies, etc) :

une libération des codes, un jeu avec ce qui est convenu ou pas…
des tshirts très longs pour hommes avec des cols façon keffieh, des joggings urbains surpiqués en asymétrie ou encore de nouvelles jupes pour hommes
comme la Juke-Box surlignées de bâches rayées….le tout dans des matériaux qualitatifs. »

Challenge :

Notre idée, sur le thème REWIND serait de donner une impression de marcher à l’envers devant un paysage urbain non typé,
c’est-à-dire un environnement auquel nos clients de toutes origines puissent s’identifier, qu’on ait l’impression d’être dans n’importe quelle ville contemporaine.
J’avais notamment imaginé que le  »personnage » serait en équilibre sur la barrière d’un pont mais en donnant l’illusion qu’il marche en arrière (rewind),
ce qui est plutôt  »galère » à faire en photo.
La notion de liberté, d’investir la ville, à la manière des yamakasis, mais en tant qu’homme ordinaire qui se baladerait dans la rue en s’accordant une forme de libération des convenances comme par exemple marcher en équlibre le long d’un trottoir, remonter une pente à l’envers, s’accrocher à des poteaux…
bref, se sentir libre d’interagir avec un univers de béton qui nous est souvent imposé à notre insu, reconquérir l’espace urbain, comme le font les enfants pas encore formatés.

Le shooting :

une partie des prises de vues s’est d’ores et déjà déroulée à Port Marianne à Montpellier, univers entouré de béton malgré le cours du fleuve à proximité.
« Par moment, j’avais l’impression d’être à Gottham City avec toutes ces tours sans fondement historique. »
La deuxième partie se déroulera à Nîmes…quand le soleil sera de retour…

A découvrir prochainement le look-book et l’interview.

 

Bredelers + Hiatus = le kilt au Zénith ! {Commentaires fermés}

Le groupe de rock alsacien Les Bredelers est polyglote. C’est un mélange dynamique de chansons populaires et de sonorités rock, de paroles scandées en alsacien, en anglais et en français, un joyeux mélange qui réconcilie la tradition des anciens et les trépidations de la jeunesse !
Ils nous font l’honneur de porter des kilts Hiatus à l’occasion de la sortie de leur nouvel album intitulé « Ô Loreleï », et nous font partager ici leur univers haut en couleur.
Les Bredelers, en tournée nationale à partir du 14 novembre 2013, toutes les dates sur www.bredelers.com.

INTERVIEW de Marc-Antoine Schmitt alias Shoko Bred’

__Vous sortez un nouvel album prochainement, avez-vous travaillé autour d’une thème ?
Le thème de notre album est éponyme de ce dernier. « Ô Loreleï » rend hommage aux légendes du Rhin, plus précisément à cette sîrène d’eau douce qui est unique en son genre. Ce disque est plus porté sur la francophonie, même si l’on peut retrouver des titres en alsacien, tel que la reprise du « Gangam Style » de Psy!

__La Lorelei vous a inspiré…C’est un personnage emblématique aussi bien au niveau de la culture allémanique que de la période romantique en littérature notament. Sous quelle forme ce personnage féminin légendaire revient avec Les Bredelers sur le devant de la scène ?
Ce titre est une composition que nous a proposé un acteur de la scène alsacienne, Adrien Geschickt, et qui est interprèté sur le disque en duo avec Guillaume Ledoux (chanteur de BLANKASS).
Cette chanson que nous avons retravaillé ensemble nous a beaucoup plus, à tel point qu’on a décidé de la mettre en avant sur l’album. Le concept de ce disque était donc tout trouvé, et nous avons demandé à Phil Umbdenstock (dessinateur haut-rhinois) de l’illustrer sur la pochette de l’album.

__Les Bredelers sont particulièrement intéressés par la notion de clan. L’Alsace, est une terre de contraste, ouverte aux influences internationales mais parfois trés conservatrice. Votre musique et vos tenues de scènes sont-ils des éléments fédérateurs ?
Notre musique est avant tout festive, de ce fait elle en devient fédératrice. Mais nos costumes ont une réelle importance par rapport au concept du groupe! Le kilt que nous portons rend hommage à nos ancêtres alsaciens (notamment les suèves) qui furent pendant près de 1000 ans celtes. Aussi, nous nous retrouvons bien souvent avec une partie du public vêtus de kilts lorsque nous faisons nos concerts! En cela, nos tenues de scène sont réellement un élément fédérateur dans notre spectacle.

__Avec le kilt, c’est toute la notion de force virile, l’itinérance des celtes, la joie de vivre et la fête qui sont symbolisés…
Vous venez un peu casser cette image populaire avec votre haut : …une chemise à jabot ! Pourquoi ce choix ?
La chemise à jabot revêt un côté noble qui s’accorde bien avec le kilt, bien qu’il s’agisse d’un assemblage qui peut sembler assez inédit, voire anachronique
Cependant, la tenue de scène des Bredelers a beaucoup évolué avec le temps, le kilt en a toujours été la base, mais le haut à beaucoup changé! Nous sommes passés par différentes phases (chemise noire et cravatte rouge, gilet en cuir, haut en tissu à manches longues avec capuche, etc…) , et ce n’est pas fini!

__Dans une société dominée par les mass-médias qui diffusent du Rnb par le wifi, on a parfois l’impression que le cd est mort et que les chansons populaires n’ont plus leur place chez les jeunes générations 2.0.
Comment galvanisez vous les foules ?
Le meilleur moyen est de leur offrir un spectacle de qualité (ce qui n’est pas toujours facile), dans lequel ils vont pouvoir écouter de bon titres, et surtout s’éclater! Notre mission, c’est ça.
On essaie également de les rendre attentifs au fait qu’il existe aussi autre chose que les productions que proposent les « Majors », c’est-à-dire des groupes indépendants qui tout au long de l’année sont sur les routes pour faire connaître leur musique!

__Au chant, vous faites pulser l’alsacien version rock…
Le dialecte alsacien, pour des trentenaires ça signifie quoi ?
Le dialecte alsacien est malheureusement de moins en moins parlé. Cependant, beaucoup de trentenaires alsaciens savent encore le parler, et bien souvent c’était leur langue maternelle avant d’apprendre le français! Pour ceux qui ne le parlent et ne le comprennent pas, on les invite à écouter nos textes « comme si c’était de l’anglais »!

__Question bonus pour nos internautes…les kilts sur scène…avec les guitares électriques et la sueur au front, ça intrigue les filles ?
Nous sommes victimes bien souvent de « mains aux fesses », et de « soulevage de jupon », mais ce n’est malheureusement pas que les filles qui s’y mettent!
C’est pourquoi, dans le titre « Herr Schmitt » on parle de ce que nous avons sous notre kilt, dans le but de tempérer les ardeurs et les questionnements que certains peuvent avoir à ce sujet.

Un grand merci aux Bredelers, on leur souhaite une superbe tournée !
Propos recueillis par Djen’, Crédit photos : bredelers

Ecoutez leur nouvel album Ô Loreleï ici http://cd1d.com/fr/album/o-lorelei