Collaborations

Ce blog est pour nous l’occasion de vous présenter Hiatus sous une autre facette : sa vie artistique, l’attraction d’électrons libres dans un bain d’influences communes.

Notre désir de proposer un vestiaire masculin quotidien, enrichi de nombreuses influences culturelles et sociétales, nous amène à mêler notre vision personnelle à celle d’artistes et de personnalités accomplis qui se retrouvent dans notre projet ; des humains de tous  »mouvements » inspirés par les mêmes courants ecclectiques. Les collaborations avec ces  »personnalités » mettent en avant l’ouverture, le désir de transposer le vêtement dans une atmosphère ou un contexte contemporain pour ouvrir la voie à un public élargi.

Respirez l’air du temps, venez découvrir tous les mois l’univers de ces personnalités, musiciens, street-artistes, réalisateurs ou encore professeurs es-beaux-art en mode Hiatus !.

Pour collaborer, cliquez-ici

Profession égérie en hakama Eric Rigal ! {Commentaires fermés}

Profession EGERIE en hakama : ERIC RIGAL !
plus beau que jamais en jupe pour homme !

Self-made man et humain averti, Eric Rigal, mannequin pro, comédien et homme aux talents multiples nous fait l’honneur d’un photo-shoot caliente,
pour montrer s’il en est encore besoin, que la jupe pour homme est vraiment le mus-have de ce nouveau millénaire !
jupe longue noire KENDO
hakama blanc JUKEBOXE
photo : Eric Rigal

portrait sensitif de Thomas Barrière {Commentaires fermés}

 portrait sensitif de Thomas Barrière

La trentaine et déjà des milliers de kilomètres parcourus avec ta compagnie de cirque, de la Suisse en passant par la République Tchèque cet été, qu’est-ce qui t’appelle à prendre le large ?

J’ai toujours aimé cette vie mouvante. C’est une chance incroyable de pouvoir se balader un peu partout, de rencontrer des gens, des langues, des gastronomies…

Le top étant de le faire avec un cirque parce que là ce sont les convois, la route, l’entraide et puis c’est pas l’hôtel, c’est la Caravane.

La caravane, c’est tellement chouette. Tu as avec toi tes cds, tes posters, toute ta petite vie, y a juste ton jardin qui change à chaque fois : un beau parc, une usine désaffectée….

Une fois qu’on a gouté à ça c’est dur de lâcher.

Maintenant, avec ma compagne qui est elle aussi une vraie nomade, nous apprenons dans les moments de pause à vivre le quotidien….

Ca s’équilibre doucement.

Ton art est multi-forme, tu interviens aussi bien en guitare solo avec tes compositions qu’en musicien de cirque averti sur des festivals, mais qu’elle est vraiment ton identité ?

Le cirque t’amène forcément à apprendre des choses, à tenter le magique, la prouesse.

C’est ainsi que j’ai développé une musique tentaculaire, un peu à la manière des hommes orchestres. Je joue de la guitare mais je me suis rendu compte que j’avais les pieds libres donc pourquoi pas jouer de la grosse caisse et de la caisse claire avec !

Le cirque m’a fait continuer mon travail de recherche sur le son et la matière sonore que j’avais entrepris dans la musique improvisée et expérimentale.

Guitare préparée, bidouilles avec des micros-contact, des jouets et objets en tout genre.

Comme on peut l’entendre dans la BO de VOLCHOK du Cirque Trottola dont j’ai composé la musique avec mon ami Bastien Pelenc.

A écouter ici :

https://soundcloud.com/user3958360/sets/cirque-trottola-volchok-music

Maintenant c’est un nouveau spectacle MATAMORE, dans lequel, toujours avec Bastien Pelenc et avec l’aide d’Alain Mahé, nous avons évolué vers l’utilisation du logiciel Ableton Live® et de l’ordinateur, ouvrant de nouvelles portes….gigantesques….

Tout récemment, je me suis mis aux instruments virtuels.

J’ai toujours été contre mais en fait je me rends compte qu’il y a des choses super à exploiter… Au début, j‘étais aussi contre l’ordinateur dans la musique.

En fait je ne cesse d’évoluer et de changer d’avis. J’ai l’impression que c’est bon signe !

Je travaille parallèlement l’acoustique pure avec les percussions. J’utilise une grosse caisse à l’horizontale, des bols tibétains, des cymbales frottées sur la peau à la manière de Lee Quan Ninh. Cette recherche est totalement expérimentale et improvisée.

Je fais aussi beaucoup de field recording* dans les rues, la nature, les marchés…

En fait, je suis un électron libre passant quelques fois du coq à l’âne, oscillant entre mes soli expérimentaux planant ou noise, installation, groupes bigarrés, musiques de films, danse, théâtre, poésie…

J’adore autant composer des choses très lyriques, voire kitchs, que de faire autant de bruit qu’un chantier industriel ou de jouer des ritournelles débiles….

(*le field recording consiste à enregistrer un paysage sonore, c’est une captation vivante)

J’ai eu une période où je ne jurais que par l’expérimental. Ce fut super pour découvrir des sons, des modes de jeux et de pensées. Par la suite je me suis aperçu que j’avais aussi d’autres facettes de ma personnalité à assumer et à exploiter.

En tout cas ma rencontre avec le Cirque Trottola fut déterminante et m’a ouvert considérablement l’esprit.

Le cirque m’a glissé un bout de lutin dans l’oeil….


Tu peaufines depuis quelques temps un concept de projection de vidéos dans une caravane, ça m’a l’air de faire voyager tout ça,… peux-tu nous en dire un peu plus ?

Au départ, nous ne devions pas être sur MATAMORE et après avoir vécu toute la tournée du spectacle précédent, nous voulions perpétuer ce rapport avec le cirque et le nomadisme, d’où l’idée d’un ciné concert en caravane !

« CLAP ». 25 personnes rentrent à l’intérieur et le spectacle commence. Embarquement immédiat….

C’est un ciné concert très particulier qui mélange différentes esthétiques, entre expérimental, ludisme et cinéma dynamique.

Une autre chose fondamentale que m’a apporté le cirque est que lorsque tu joues en concert. Tu es sur scène, et là tout est important : ta présence, les lumières, ton costume… Et ça, ça change tout.

Ton rapport est différent quand tu as compris ça.

Et dans « Clap » le public est à seulement 1 mètre de nous !!

Il a fallu impérativement travailler notre présence scénique.

Du coup, on s’est jeté dans un stage de clown puis on a travaillé avec Titoune et Bonaventure du cirque Trottola.

Titoune nous a d’ailleurs aidé pour la mise en scène…

Et puis voilà deux ans que l’on ballade notre caravane à droite, à gauche….

Pourvu que ça dure.

Nous t’avons découvert avec une grande frénésie, seul en scène, presqu’en transe, lors du festival Delco en 2013. Après cette rencontre, nous t’avons enjoins à écrire la BO du clip « Hiatus, des hommes, des jupes ». L’idée était de mettre en avant la virilité et la joie de vivre. Comment as tu abordé cette association Hiatus / musique ?

De prime abord, j’ai été assez surpris.

Je pensais pas que ça pouvait m’arriver de travailler avec une marque de fringues !

Puis j’ai vu votre travail, votre démarche et philosophie.

Ça m’a plu ; 

J’ai dit banco.


Dans tes compositions solo et notamment ton album PRIMAIRE, la guitare électrique prend une place particulière : elle semble en apesanteur, sous-jacente en donnant une couleur futuriste, mais elle est à la fois contrebalancée par des sons plus primaires, ancestraux voire chamaniques. Comment as-tu forgé cette  »patte » musicale, as tu des références particulières ou des images, des mouvements qui te viennent lorsque tu composes ?

J’ai toujours été fasciné par les musiques ethniques. Les pygmées, les gamelans, les musiques de Namibie, du Baloutchistan et tant d’autres, quelles richesses !

Cela nourrit en permanence mes recherches solo.

Avec l’album « PRIMAIRE », j’ai essayé d’imiter certains instruments traditionnels en préparant ma guitare. J’ai détourné ces folklores dans une démarche expérimentale et personnelle. Je les ai tissé avec mes autres influences que sont le rock progressif, le noise et tant d’autres….

Ces musiques traditionnelles sont le point de départ de mon solo. Ça s’en inspire tout en s’en éloignant fortement.

En tout cas, dans ma trame intime, c’est assez clair. J’essaie de retrouver cette boule d’énergie, cette force tellurique intrinsèque à ces musiques de rituels, de sacrifice…

En quelque sorte, j’essaie de discuter avec les esprits, les dieux, appelez les comme vous voulez.

Bonus track : mais comment on fait pour jouer de la guitare à 2 manches ???

Avec deux bras !

Propos recueillis par Marano Jennifer, mai 2015

Un solo extrait de PRIMAIRE de Thomas Barrière

 

 


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Le sulfureux kilt Hiatus / Bredelers {Commentaires fermés}

Le sulfureux kilt noir Hiatus / Bredelers

Le tube « Gangnam Style » à la sauce Rammstein et en langue alsacienne, ça donne quoi? Un morceau décapant, « Storke Style », par les Bredelers, qui célèbre la fierté d’être Alsacien.


Les Bredelers n’ont peur de rien. Car il fallait oser reprendre le tube « Gangnam Style » du Coréen Psy qui a fait le tour du monde, en langue alsacienne et à la sauce Rammstein.

Ce mélange délirant et «totalement assumé» célèbre le bonheur de vivre en Alsace :

«  Ce morceau s’adresse à tous les Alsaciens, et aux jeunes en particulier, auxquels il souhaite (re)donner la fierté assumée de leur langue et de leur culture »», déclare le groupe.

Le morceau « Gangnam Style » est une parodie satyrique des mœurs des habitants du quartier qui porte le même nom, « Gangnam ». Nous avons donc eu envie de rattacher le Storke Style à un lieu qui illustre parfaitement l’esprit alsacien : le Paradis des Sources (cabaret music-hall à Soultzmatt) nous est apparu comme une évidence. C’est tout naturellement là que le Storke Style a pris « ses quartiers » et que le clip a été tourné. »

Si vous ne maîtrisez pas totalement la langue alsacienne, pas de problème : les sous-titres sont en français dans le clip (source JDS)
Eh oui petits veinards, vous pouvez aussi vous approprier le Kilt noir ici

Tibo, à couteaux tirés ? {Commentaires fermés}

TIBO, A COUTEAUX TIRES ?

PLANTe ! De et par Tibo Nael - Cirque
« Plante ! » vous plonge dans un univers inspiré du monde circassien : l’animal, l’effort, le risque, le déplacement, l’entraide, … entre jeux clownesqueset jongleries à risque, cet entresort est un laboratoire en constante évolution. TiboNael présente une vision personnelle du cirque, où l’effort maitrisé et la technique appropriée sont au service d’une gestuelle chorégraphiée.
Tibo porte un pantalon à pont Hiatus remasterisé pour le spectacle PLANTe. Vous pouvez également le découvrir au jonglage dans le nouveau clip Hiatus, des hommes, des jupes

Lonely Circus L’interview ! {Commentaires fermés}

LONELY CIRCUS L’INTERVIEW !

Le nouvel héros de notre book de la collection REWIND, Sébastien Le Guen, équilibriste et comédien mets nos nerfs à vif. Ses équilibres sont poétiques. Comme une apostrophe sur une partition de musique, il raconte, avec tout son corps, une histoire graphique et sonore, faite de tasseaux élévés au rang de sculptures, de sangles en guise d’archet.



-Equilibriste, funambule ou fil-de-fériste, ton travail d’expression corporelle rassemble plusieurs disciplines jusqu’à introduire le jeu de comédien ou de mime. Comment définis-tu ton art ?
Je crois être avant tout un comédien, c’est même par le théâtre que je suis venu au cirque pour donner plus de consistence physique, de “magie” à mon jeu. Un comédien physique, de corps. Mon inspiration première et continuelle est celle des grands comédiens de film muet, qui savaient un peu comme les clowns au cirque “tout” faire.
Je suis très proche de cet état de jeu dans ce spectacle et c’est vraiment une grande satisfaction.

-Le nom “Lonely Circus” m’évoque le Lonesome Cowboy, un anti-héro solitaire en quête de vérité. Pourquoi ce nom et comment s’inscrit-il dans la mise en scène ?
C’est surtout le nom de la compagnie depuis 15 ans, compagnie que j’ai créée seul sur un coup de tête, de colère après la dissolution de mon premier groupe de cirque en sortant  de l’école. C’est aussi le titre du premier spectacle où j’étais un véritable homme-cirque. Mais pour être précis, lonely signifie solitaire. Aujourd’hui nous sommes solitaires à deux (ce qui arrive parfois). Lonely circus contient une sorte d’ironie poétique qui me plait bien et qu’on retrouve je pense dans les spectacles.

Durant le spectacle Fall, Fell, Fallen le son est en permanence lié au geste, à tel point qu’il prend une dimension de tension, orchestré au milimètre. On a presque la sensation que le son pourrait enclencher la chute du funambule…comment travaillez-vous pour obtenir cette symbiose ? Est-ce du live ? Quelle est la marge d’erreur, d’improvisation ?
Nous travaillons ensemble dès les premières recherches, puis de manière très régulière sur de longs mois. La partition est à la fois millimétrée mais ouverte à l’imprévu, l’accident, le contretemps, ce qui engendre un état d’écoute et de quasi improvisation très vivant.

-Dans ce spectacle, il y a des moments de tension forte. Les équilibres instables alternés de scènettes drôles voire burlesques jouent avec nos nerfs et rappellent aussi l’univers du cirque. Est-ce pour vous une façon de ne pas se prendre au jeu (voire un moyen technique de relâcher la tension / l’attention ?)
C’est sans doute une façon de conserver l’attention du public, de le mettre dans un état de qui-vive, de le perdre pour l’emmener encore plus loin. Plus globalement cela correspond aussi à une conception que j’ai de la vie, sorte de linéarité qui alterne tension, tristesse, émotions et moments de grande drôlerie.

-Nous avons particulièrement été touchés par cette façon d’oser, d’insérer subtilement quelques “délires” trés personnels. Le personnage semble tester ses limites à la manière d’un enfant qui découvre le monde. Peux-tu nous en dire un peu plus sur cet aspect ?
Nous avons souhaité laisser très ouverte l’interprétation de tout ce parcours d’auto embûches, ne pas imposer de lecture.
Nous laissons le sens affleurer, apparaître, se dégager de cette matière physique et sonore. Il va de soi que des choses très personelles pour moi sont en jeu car elles me sont arrivées au cours du travail de cette matière physique qu’elles colorent presque naturellement.
Mais je laisse vraiment le public ressentir les choses en le guidant peu, en explicitant le moins possible. Des gens rient, certains sont émus, certains sont les deux, certains passent à côté…

-Une collaboration est en cours avec Hiatus, notamment un shooting-photo où tu interviens, cette fois-ci, en tant que “mannequin”? Comment as-tu vécu cette expérience ?
C’est très particulier. J’ai eu un peu de mal à me détendre, c’est un exercice perturbant pour un comédien habitué au public (j’aurais sûrement du mal sur un tournage aussi) ; même si les vêtements sont agréables à porter et donnent une stature (j’utilise un pantalon à pont Hiatus pour un de mes spectacles pour ces raisons). Mais Jennifer et Jean-Guy souhaitaient attraper des postures au vol donc je me suis mis “à jouer’” dans un environnement urbain et les choses sont devenus plus évidentes !

-Votre actualité de binôme avec Jérôme Hoffmann (interventionniste sonore) se dessine autour du nouveau spectacle Dans les bois, représenté, entre autres, au Off du Festival d’Avignon durant l’été 2013 et repris pendant le Festival Voix de la Méditerrannée cet été : quelle a été la ligne conductrice pour ce nouvel opus de votre travail ?
Nous avons souhaité perturber notre univers en faisant entrer le loup dans la bergerie en la personne de Dgiz, slameur détonnant. C’est très ludique et réinterroge cette matière qui  n’en devient que plus précieuse…
Pour ce spectacle, les Hiatus ont réalisés une version petit chaperon rouge du jogging HACKER et un hoodie LONELY mixant gabardine et maille jogging.

La Compagnie Lonely Circus est en tournée nationale et internationale,
retrouvez toutes les dates sur www.lonelycircus.com
Représentation du spectacle DANS LES BOIS, vendredi 18 juillet 2014 à 18h à Lodève lors du Festival Voix de la Méditerrannée
Propos recueillis par Djen’

Gilets du bagad de Nîmes : escale à Sète ! {Commentaires fermés}

LES GILETS OFFICIELS DU BAGAD DE NIMES REALISES PAR LES DESIGNERS D’HIATUS EN ESCALE A SETE !

Vivement encouragés par les passants esbaudis par tant de prestige, la belle formation du Bagad de Nîmes composée d’une quinzaine de musiciens a pu déambuler dans les rues de Sète sur des airs traditionnels bretons et anglosaxons à l’occasion du rendez-vous incontournable de Pâques : l’escale et le débarquement des grands navires et voiliers, marins, musiciens des bords de mers et autres cornemuses.
Les coloris jaune et rouge rappelant le Languedoc-Roussillon ont été forts appréciés.
Nous avons été trés heureux de remarquer qu’une forte reconnaissance visuelle s’est opérée puisque les badauds reconnaissaient sans aucun mal le fameux et unique bagad de Nîmes les 3 jours suivants la 1ère marche de la parade officielle, les interpelant avec beaucoup de fierté !
Pour nous, Hiatus, ce fut une trés belle occasion de réaliser les croquis, patronnages et une micro-série de vêtements gradués en semi-mesure, avec tout de même 100 boutons dorés à coudre à la main, tradition oblige !
A quand les pantalons ou …les kilts ?

Zob’, l’interview zobifiante {Commentaires fermés}

ZOB, L’INTERVIEW (re)ZOBIFIANTE
Depuis 2011, un Spartacus des temps modernes, vêtu d’une jupe pour homme Sparte participe à l’éveil des consciences de nos concitoyens. Artiste engageant, rempli d’énergie positive, le bien nommé zoB’ enflamme les scènes de France et de Navarre avec des phrases bien tournées bien trouvées, et même des NEOLOGISMES, n’ayons pas peur des mots !


__Salut ! Des phrases bien pensées mais qui semblent spontanées, des mots, des vrais, qui pourraient faire peur à ta génération, ton travail est riche de sens et non dénué d’humour. Comment t’es tu retrouvé embringué dans cette affaire ?

J’ai toujours gribouillé dans des petits cahiers de brouillons et après un long silence de sept ans sans micro j’ai fait sortir les chevaux de l’enclos pour envoyer des coups de sabots. Je travaillais déjà dans le secteur musical mais je commençais à m’ennuyer et à bouillir de l’intérieur, quelques idées excitantes plus tard mon projet était là!

__Lors de tes concerts, on assiste de plus en plus à un spectacle complet. Pas seulement du chant sur mélodie mais des paroles scandées, vivantes, presque des  »sketches » campés par 2 personnages forts en gueule : zob’ et le Docteur Démago. Comment vois-tu ton travail et comment vis-tu son évolution ?

J’ai commencé sur des versions très nues avant de faire évoluer le projet notamment grâce à la collaboration avec M.Gerbeck alias Docteur Démago et son grand orchestre buccal et multi-son. Aujourd’hui nous préparons un second disque et là mauvaise nouvelle on fonce vers un projet beaucoup plus musical. Concernant la scène je viens autant jouer les morceaux que tchatcher entre deux propositions. Chaque concert doit en théorie amener un petit plus par rapport au précédent mais pour ça tout dépend du feeling de l’instant. Et malgré les apparences je ne suis pas un personnage sur scène, ce n’est pas un jeu d’acteur, je suis et nous sommes donc tributaires de l’humeur de l’instant ce qui peut rendre le moment très bon comme très médiocre, c’est le jeu!

__Scène vivante et pleine de surprise, vous faites intervenir des bruitages et même de la pyrotechnie…Est-ce une manière de se démarquer des rappeurs ou slammeurs, parfois lassants pour leur public ?

Un concert, un spectacle ce sont des cycles, dans l’idée c’est un peu comme les montagnes soviétiques, il faut servir la soupe au public et puis la sucrer pour l’amener ailleurs voire le désorienter. Pour ce qui est de notre proposition elle conserve une matière artisanale et la pyrotechnie par exemple c’est celle qu’on peut retrouver sur le gâteau du jeune Brian qui va fêter ses 6 ans avec ses camarades de classes. L’absurde m’intéresse et permet de dédramatiser un moment spectaculaire.

__Depuis un certain temps tu portes une jupe Hiatus sur scène. Au même titre que tes chansons engagées, la liberté vestimentaire t’apporte-t-elle quelquechose de nouveau sur scène ?

L’important c’est l’air qui circule, l’air qui permet la liberté d’improvisation, l’air qui permet d’esquiver la compression et de tout lâcher, les mots, le corps et le reste…c’est pourquoi je pense que le ministère du textile et celui de la culture devrait travailler main dans la jupe pour obliger chaque intervenant spectaculaire à porter une jupe, il y aurait certes uniformité vestimentaire mais c’est le prix à payer pour réussir à aérer le cerveau du client!

__En tant qu’acteurs de la Fashion Sphère nous sommes dans la même problèmatique que toi chanteur, se faire connaitre par tous les moyens ! Nous adorons la chansons KISS, KISS, BISOUS. Devoir faire le buzz c’est consternant, à l’encontre même d’un travail en profondeur…Permets nous d’en citer un extrait :

« C’est important d’être à la croisée, d’être partout,
De recevoir le Bisous Suprême Sésame, reliquat précieux
L’empreinte comme preuve de nous deux
L’adhésion à la secte
Tu le connais, je le connais, je m’en délecte l’ai croisé, lui ai écrit, c’est un ami
Ami : personne sur laquelle pour le commerce on peut compter
Bisous
Fais moi le buzz si tu y penses
Dis lui pour moi ce que tu sais à mon sujet
C’est important que l’info tourne je buzz tu sais

Buzz moi vas y Buzz moi Buzz moi fort, Buzz moi fort, Vas y Buzz moi »

__Des disques, un livre, des ateliers d’écritures, des clips vidéos, ton art est sans limites ! Comment se vendre lorsqu’on n’est pas  »un produit » formaté ?

Et bien déjà, il est important de faire l’effort de ne pas prononcer le mot « se vendre », la langue française possède une richesse gigantesque et je crois qu’il faut puiser là dedans pour tenir un autre discours même si dans le fond la problématique reste la même. Sinon, je considère qu’il y a de la place pour tout le monde, de la daube la plus visqueuse à la proposition la plus extrême et pointue. A chacun de trouver son chemin et d’accepter l’histoire qu’on se construit en fonction de la niche dans laquelle on se trouve. Il n’y a aucune honte par exemple à faire la tournée de tous les tripots de l’hexagone et ainsi rendre vivant son propre art. Il est dangereux d’affirmer qu’un artiste n’est rien sans son public, c’est déjà très épanouissant de créer et de réaliser, on et déjà bien vivant ainsi, se contenter de ce qui vient et de ce qu’on sème permet d’éviter les ulcères. Le plus important est d’amener sa propre identité et même si on n’invente rien de ne pas chuter dans le pompage des idées d’hier ou d’aujourd’hui.

Les formats sont faits pour être dézingués à coup de bonnes idées et si ton projet est vraiment original il y aura de la place pour toi. Après si l’obsession est de toucher à tout prix un large public alors là il faut vite consulter et se demander pourquoi y a t’il chez soi un tel besoin? Pour finir je fais ce projet pour moi avant tout, je ne joue pas pour les gens mais avec les gens.

__Ton actu chaude du moment c’est la lancement du numéro 3 de la revue CRIEZ ! Une revue d’auteurs sur un thème imposé, c’est un peu un Ovni en 2014…Et pourtant à la soirée de lancement on rit, on s’amuse, on se sent pétris des mêmes sentiments que les auteurs. Parles-nous de cette initiative.

Criez! est une revue qui est née et n’existe qu’à l’envie et à la bonne idée qui excite les neurones. La bonne idée c’est le thème de départ que nous allons proposer à des auteurs coup de coeurs, des amis, des paris. Et ensuite nous prions pour que naissent l’équilibre entre les divers styles émanant des textes reçus..

>> Ecoutez des extraits de chansons et de vidéos de zoB’ et surtout redécouvrez la littérature rafraichie ici http://ozob.fr . Soirée de lancement du numéro 3 de la revue CRIEZ! : vendredi 10 janvier 2014 à 18h, chez le disquaire 340ms à Nîmes
>> Zob’ porte une jupe à jambières SPARTE, à retrouver en vente ici

propos recueillis par Djen’
crédit photos : photolive30@gmail.com

WORK IN PROGRESS avec Lonely Circus {Commentaires fermés}

lonelycircus01Work in progress avec Lonely Circus…

Pour présenter notre collection REWIND dans un contexte symbolique,
nous avons fait appel à Sébastien Le Guen, artiste accompli au sein de la compagnie équilibriste-circassienne Lonely Circus.
Le défi est de taille puisque nous lui avons demandé d’incarner un personnage un peu particulier.

Contexte de création de la collection :
« Après le bug de l’apocalypse avortée de 2012, tant annoncée et finalement en quelque sort déçus qu’il ne soit rien arrivé, nous avions l’impression qu’une boucle avait été fermée.
Une conscience universelle générale émerge petit à petit, plus éco-responsable, plus consciente de nos origines communes, plus proche de la planète et des êtres humains.
La collection Rewind est donc une sorte de condensé d’inspirations sans frontières et multi-culturelles (Rap, HipHop, Street, Hippies, etc) :

une libération des codes, un jeu avec ce qui est convenu ou pas…
des tshirts très longs pour hommes avec des cols façon keffieh, des joggings urbains surpiqués en asymétrie ou encore de nouvelles jupes pour hommes
comme la Juke-Box surlignées de bâches rayées….le tout dans des matériaux qualitatifs. »

Challenge :

Notre idée, sur le thème REWIND serait de donner une impression de marcher à l’envers devant un paysage urbain non typé,
c’est-à-dire un environnement auquel nos clients de toutes origines puissent s’identifier, qu’on ait l’impression d’être dans n’importe quelle ville contemporaine.
J’avais notamment imaginé que le  »personnage » serait en équilibre sur la barrière d’un pont mais en donnant l’illusion qu’il marche en arrière (rewind),
ce qui est plutôt  »galère » à faire en photo.
La notion de liberté, d’investir la ville, à la manière des yamakasis, mais en tant qu’homme ordinaire qui se baladerait dans la rue en s’accordant une forme de libération des convenances comme par exemple marcher en équlibre le long d’un trottoir, remonter une pente à l’envers, s’accrocher à des poteaux…
bref, se sentir libre d’interagir avec un univers de béton qui nous est souvent imposé à notre insu, reconquérir l’espace urbain, comme le font les enfants pas encore formatés.

Le shooting :

une partie des prises de vues s’est d’ores et déjà déroulée à Port Marianne à Montpellier, univers entouré de béton malgré le cours du fleuve à proximité.
« Par moment, j’avais l’impression d’être à Gottham City avec toutes ces tours sans fondement historique. »
La deuxième partie se déroulera à Nîmes…quand le soleil sera de retour…

A découvrir prochainement le look-book et l’interview.

 

Bredelers + Hiatus = le kilt au Zénith ! {Commentaires fermés}

Le groupe de rock alsacien Les Bredelers est polyglote. C’est un mélange dynamique de chansons populaires et de sonorités rock, de paroles scandées en alsacien, en anglais et en français, un joyeux mélange qui réconcilie la tradition des anciens et les trépidations de la jeunesse !
Ils nous font l’honneur de porter des kilts Hiatus à l’occasion de la sortie de leur nouvel album intitulé « Ô Loreleï », et nous font partager ici leur univers haut en couleur.
Les Bredelers, en tournée nationale à partir du 14 novembre 2013, toutes les dates sur www.bredelers.com.

INTERVIEW de Marc-Antoine Schmitt alias Shoko Bred’

__Vous sortez un nouvel album prochainement, avez-vous travaillé autour d’une thème ?
Le thème de notre album est éponyme de ce dernier. « Ô Loreleï » rend hommage aux légendes du Rhin, plus précisément à cette sîrène d’eau douce qui est unique en son genre. Ce disque est plus porté sur la francophonie, même si l’on peut retrouver des titres en alsacien, tel que la reprise du « Gangam Style » de Psy!

__La Lorelei vous a inspiré…C’est un personnage emblématique aussi bien au niveau de la culture allémanique que de la période romantique en littérature notament. Sous quelle forme ce personnage féminin légendaire revient avec Les Bredelers sur le devant de la scène ?
Ce titre est une composition que nous a proposé un acteur de la scène alsacienne, Adrien Geschickt, et qui est interprèté sur le disque en duo avec Guillaume Ledoux (chanteur de BLANKASS).
Cette chanson que nous avons retravaillé ensemble nous a beaucoup plus, à tel point qu’on a décidé de la mettre en avant sur l’album. Le concept de ce disque était donc tout trouvé, et nous avons demandé à Phil Umbdenstock (dessinateur haut-rhinois) de l’illustrer sur la pochette de l’album.

__Les Bredelers sont particulièrement intéressés par la notion de clan. L’Alsace, est une terre de contraste, ouverte aux influences internationales mais parfois trés conservatrice. Votre musique et vos tenues de scènes sont-ils des éléments fédérateurs ?
Notre musique est avant tout festive, de ce fait elle en devient fédératrice. Mais nos costumes ont une réelle importance par rapport au concept du groupe! Le kilt que nous portons rend hommage à nos ancêtres alsaciens (notamment les suèves) qui furent pendant près de 1000 ans celtes. Aussi, nous nous retrouvons bien souvent avec une partie du public vêtus de kilts lorsque nous faisons nos concerts! En cela, nos tenues de scène sont réellement un élément fédérateur dans notre spectacle.

__Avec le kilt, c’est toute la notion de force virile, l’itinérance des celtes, la joie de vivre et la fête qui sont symbolisés…
Vous venez un peu casser cette image populaire avec votre haut : …une chemise à jabot ! Pourquoi ce choix ?
La chemise à jabot revêt un côté noble qui s’accorde bien avec le kilt, bien qu’il s’agisse d’un assemblage qui peut sembler assez inédit, voire anachronique
Cependant, la tenue de scène des Bredelers a beaucoup évolué avec le temps, le kilt en a toujours été la base, mais le haut à beaucoup changé! Nous sommes passés par différentes phases (chemise noire et cravatte rouge, gilet en cuir, haut en tissu à manches longues avec capuche, etc…) , et ce n’est pas fini!

__Dans une société dominée par les mass-médias qui diffusent du Rnb par le wifi, on a parfois l’impression que le cd est mort et que les chansons populaires n’ont plus leur place chez les jeunes générations 2.0.
Comment galvanisez vous les foules ?
Le meilleur moyen est de leur offrir un spectacle de qualité (ce qui n’est pas toujours facile), dans lequel ils vont pouvoir écouter de bon titres, et surtout s’éclater! Notre mission, c’est ça.
On essaie également de les rendre attentifs au fait qu’il existe aussi autre chose que les productions que proposent les « Majors », c’est-à-dire des groupes indépendants qui tout au long de l’année sont sur les routes pour faire connaître leur musique!

__Au chant, vous faites pulser l’alsacien version rock…
Le dialecte alsacien, pour des trentenaires ça signifie quoi ?
Le dialecte alsacien est malheureusement de moins en moins parlé. Cependant, beaucoup de trentenaires alsaciens savent encore le parler, et bien souvent c’était leur langue maternelle avant d’apprendre le français! Pour ceux qui ne le parlent et ne le comprennent pas, on les invite à écouter nos textes « comme si c’était de l’anglais »!

__Question bonus pour nos internautes…les kilts sur scène…avec les guitares électriques et la sueur au front, ça intrigue les filles ?
Nous sommes victimes bien souvent de « mains aux fesses », et de « soulevage de jupon », mais ce n’est malheureusement pas que les filles qui s’y mettent!
C’est pourquoi, dans le titre « Herr Schmitt » on parle de ce que nous avons sous notre kilt, dans le but de tempérer les ardeurs et les questionnements que certains peuvent avoir à ce sujet.

Un grand merci aux Bredelers, on leur souhaite une superbe tournée !
Propos recueillis par Djen’, Crédit photos : bredelers

Ecoutez leur nouvel album Ô Loreleï ici http://cd1d.com/fr/album/o-lorelei

Le BMPT experimental pipe band {Commentaires fermés}

le BMPT experimental pipe bandINTERVIEW DE L’ARTISTE JEAN-CLAUDE GAGNIEUX

Jean-Claude Gagnieux, artiste contemporain actif, participatif, récréatif ? a sollicité les designers d’Hiatus dans le cadre d’une performance musicale en kilts, présentée à la galerie MUSIDORA, salle de 180m2 entièrement dédiée à l’art contemporain et aux résidences d’artistes et qui sera inaugurée au lycée Feuillade de Lunel le jeudi 19 septembre à 18h30.

__En quoi consiste cette performance ?
Il s’agit simplement d’une déambulation dans le public, en kilt avec les « signes » du groupe de peintres des années 70, le groupe BMPT (Buren, Mosset, Parmentier, Toroni), retravaillés en fourrure- accompagnés avec le son des bourdons des cornemuses. »

__Dans quelle mesure cette performance s’intègre dans ton travail artistique global ?
Elle est en lien direct avec mon travail, sinon, ben je ne la ferais pas !
elle mêle : son, rituels ancestraux et contemporains, humour ! »

__L’instrument de musique, statique ou en action, fait partie intégrante de nombreuses de tes œuvres, les installations notamment. Est-ce un objet habité ? Qu’apportent-ils à ton message ?
L’instrument est un potentiel de rassemblement de gens, et un objet ingénieux pour exprimer le corps et l’esprit, dans mon travail, c’est vrai que je le détourne, le brise, le réinvente, en joue…

__Tu fais appel à plusieurs musiciens dans cette présentation, comment maitrise tu le processus créatif avec plusieurs interlocuteurs ?
La performance du  »BMPT expérimental pipe band » est composé de 4 musiciens,
j’ai plusieurs fois fait une performance similaire seul, sans costume dédié, dans le cas présent ils vont -et je les remercie- se plier à mon idée.

__Il paraît qu’ils seront en kilts…qu’apporte ce vêtement dans la  »mise en scène », t’attends-tu à des réactions de la part du public ?
Les kilts ici, deviennent costumes et tableaux, et rappellent les vêtements premiers des hommes, tissus drapé sur les hanches et épaules, si le kilt est sophistiqué, ce n’est qu’un pagne, une toge d’une tribut septentrionale. Des hommes en Kilt génèrent toujours une réaction sous notre contrée.

__En faisant appel à Hiatus pour la conception des kilts, as-tu été inspiré !?!
Inspiré, non, mais ça me permet d’expirer, oui !
j’ai pas mal porté et fait des « objets-vêtements » pour des performances : kimono, jupe, drapé, hakama, chapeaux.., ces objets manufacturés par mes soins étaient loin d’être parfaits, les traces de mon inexpérience en la matière (couture), n’ajoutaient rien à ces objets ; avec Hiatus ces objets-vêtements’ sont parfaits, et m’autorisent une projection mentale propre, sans le modelage de ma main. Je pense que l’aventure avec Hiatus risque de continuer !

__Le mot slogan d’Hiatus est la liberté, te reconnais-tu dans cette valeur, inspire-t-elle ton travail, ta démarche dans la sphère de l’art contemporain ?
La liberté soit on en a trop, soit pas assez…
c’est plutôt hiatus qui m’interpelle.
En linguistique hiatus vient du latin « ouverture de la bouche, parole prononcée, parole » ce qui fait partie de mes recherches sur le son et la voix plus particulièrement.

__Ton apparence joue-telle un rôle lors de tes installations ? A-t-elle un impact sur le public ?
Dans certains cas, lors de performance, elle fait partie intégrante de l’action.

__Bonus à nos internautes, aimerais-tu nous faire partager une anecdote, une belle idée, ou un lieu qui t’es cher ?
Effectivement ! Il y a à l’angle de la 4ème et la 5ème avenue à New-York, une bouche (hiatus) d’aération, sur laquelle j’aimerais bien un jour passer.
Merci !
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