Collaborations

Ce blog est pour nous l’occasion de vous présenter Hiatus sous une autre facette : sa vie artistique, l’attraction d’électrons libres dans un bain d’influences communes.

Notre désir de proposer un vestiaire masculin quotidien, enrichi de nombreuses influences culturelles et sociétales, nous amène à mêler notre vision personnelle à celle d’artistes et de personnalités accomplis qui se retrouvent dans notre projet ; des humains de tous  »mouvements » inspirés par les mêmes courants ecclectiques. Les collaborations avec ces  »personnalités » mettent en avant l’ouverture, le désir de transposer le vêtement dans une atmosphère ou un contexte contemporain pour ouvrir la voie à un public élargi.

Respirez l’air du temps, venez découvrir tous les mois l’univers de ces personnalités, musiciens, street-artistes, réalisateurs ou encore professeurs es-beaux-art en mode Hiatus !.

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Bredelers + Hiatus = le kilt au Zénith ! {Commentaires fermés}

Le groupe de rock alsacien Les Bredelers est polyglote. C’est un mélange dynamique de chansons populaires et de sonorités rock, de paroles scandées en alsacien, en anglais et en français, un joyeux mélange qui réconcilie la tradition des anciens et les trépidations de la jeunesse !
Ils nous font l’honneur de porter des kilts Hiatus à l’occasion de la sortie de leur nouvel album intitulé « Ô Loreleï », et nous font partager ici leur univers haut en couleur.
Les Bredelers, en tournée nationale à partir du 14 novembre 2013, toutes les dates sur www.bredelers.com.

INTERVIEW de Marc-Antoine Schmitt alias Shoko Bred’

__Vous sortez un nouvel album prochainement, avez-vous travaillé autour d’une thème ?
Le thème de notre album est éponyme de ce dernier. « Ô Loreleï » rend hommage aux légendes du Rhin, plus précisément à cette sîrène d’eau douce qui est unique en son genre. Ce disque est plus porté sur la francophonie, même si l’on peut retrouver des titres en alsacien, tel que la reprise du « Gangam Style » de Psy!

__La Lorelei vous a inspiré…C’est un personnage emblématique aussi bien au niveau de la culture allémanique que de la période romantique en littérature notament. Sous quelle forme ce personnage féminin légendaire revient avec Les Bredelers sur le devant de la scène ?
Ce titre est une composition que nous a proposé un acteur de la scène alsacienne, Adrien Geschickt, et qui est interprèté sur le disque en duo avec Guillaume Ledoux (chanteur de BLANKASS).
Cette chanson que nous avons retravaillé ensemble nous a beaucoup plus, à tel point qu’on a décidé de la mettre en avant sur l’album. Le concept de ce disque était donc tout trouvé, et nous avons demandé à Phil Umbdenstock (dessinateur haut-rhinois) de l’illustrer sur la pochette de l’album.

__Les Bredelers sont particulièrement intéressés par la notion de clan. L’Alsace, est une terre de contraste, ouverte aux influences internationales mais parfois trés conservatrice. Votre musique et vos tenues de scènes sont-ils des éléments fédérateurs ?
Notre musique est avant tout festive, de ce fait elle en devient fédératrice. Mais nos costumes ont une réelle importance par rapport au concept du groupe! Le kilt que nous portons rend hommage à nos ancêtres alsaciens (notamment les suèves) qui furent pendant près de 1000 ans celtes. Aussi, nous nous retrouvons bien souvent avec une partie du public vêtus de kilts lorsque nous faisons nos concerts! En cela, nos tenues de scène sont réellement un élément fédérateur dans notre spectacle.

__Avec le kilt, c’est toute la notion de force virile, l’itinérance des celtes, la joie de vivre et la fête qui sont symbolisés…
Vous venez un peu casser cette image populaire avec votre haut : …une chemise à jabot ! Pourquoi ce choix ?
La chemise à jabot revêt un côté noble qui s’accorde bien avec le kilt, bien qu’il s’agisse d’un assemblage qui peut sembler assez inédit, voire anachronique
Cependant, la tenue de scène des Bredelers a beaucoup évolué avec le temps, le kilt en a toujours été la base, mais le haut à beaucoup changé! Nous sommes passés par différentes phases (chemise noire et cravatte rouge, gilet en cuir, haut en tissu à manches longues avec capuche, etc…) , et ce n’est pas fini!

__Dans une société dominée par les mass-médias qui diffusent du Rnb par le wifi, on a parfois l’impression que le cd est mort et que les chansons populaires n’ont plus leur place chez les jeunes générations 2.0.
Comment galvanisez vous les foules ?
Le meilleur moyen est de leur offrir un spectacle de qualité (ce qui n’est pas toujours facile), dans lequel ils vont pouvoir écouter de bon titres, et surtout s’éclater! Notre mission, c’est ça.
On essaie également de les rendre attentifs au fait qu’il existe aussi autre chose que les productions que proposent les « Majors », c’est-à-dire des groupes indépendants qui tout au long de l’année sont sur les routes pour faire connaître leur musique!

__Au chant, vous faites pulser l’alsacien version rock…
Le dialecte alsacien, pour des trentenaires ça signifie quoi ?
Le dialecte alsacien est malheureusement de moins en moins parlé. Cependant, beaucoup de trentenaires alsaciens savent encore le parler, et bien souvent c’était leur langue maternelle avant d’apprendre le français! Pour ceux qui ne le parlent et ne le comprennent pas, on les invite à écouter nos textes « comme si c’était de l’anglais »!

__Question bonus pour nos internautes…les kilts sur scène…avec les guitares électriques et la sueur au front, ça intrigue les filles ?
Nous sommes victimes bien souvent de « mains aux fesses », et de « soulevage de jupon », mais ce n’est malheureusement pas que les filles qui s’y mettent!
C’est pourquoi, dans le titre « Herr Schmitt » on parle de ce que nous avons sous notre kilt, dans le but de tempérer les ardeurs et les questionnements que certains peuvent avoir à ce sujet.

Un grand merci aux Bredelers, on leur souhaite une superbe tournée !
Propos recueillis par Djen’, Crédit photos : bredelers

Ecoutez leur nouvel album Ô Loreleï ici http://cd1d.com/fr/album/o-lorelei

Le BMPT experimental pipe band {Commentaires fermés}

le BMPT experimental pipe bandINTERVIEW DE L’ARTISTE JEAN-CLAUDE GAGNIEUX

Jean-Claude Gagnieux, artiste contemporain actif, participatif, récréatif ? a sollicité les designers d’Hiatus dans le cadre d’une performance musicale en kilts, présentée à la galerie MUSIDORA, salle de 180m2 entièrement dédiée à l’art contemporain et aux résidences d’artistes et qui sera inaugurée au lycée Feuillade de Lunel le jeudi 19 septembre à 18h30.

__En quoi consiste cette performance ?
Il s’agit simplement d’une déambulation dans le public, en kilt avec les « signes » du groupe de peintres des années 70, le groupe BMPT (Buren, Mosset, Parmentier, Toroni), retravaillés en fourrure- accompagnés avec le son des bourdons des cornemuses. »

__Dans quelle mesure cette performance s’intègre dans ton travail artistique global ?
Elle est en lien direct avec mon travail, sinon, ben je ne la ferais pas !
elle mêle : son, rituels ancestraux et contemporains, humour ! »

__L’instrument de musique, statique ou en action, fait partie intégrante de nombreuses de tes œuvres, les installations notamment. Est-ce un objet habité ? Qu’apportent-ils à ton message ?
L’instrument est un potentiel de rassemblement de gens, et un objet ingénieux pour exprimer le corps et l’esprit, dans mon travail, c’est vrai que je le détourne, le brise, le réinvente, en joue…

__Tu fais appel à plusieurs musiciens dans cette présentation, comment maitrise tu le processus créatif avec plusieurs interlocuteurs ?
La performance du  »BMPT expérimental pipe band » est composé de 4 musiciens,
j’ai plusieurs fois fait une performance similaire seul, sans costume dédié, dans le cas présent ils vont -et je les remercie- se plier à mon idée.

__Il paraît qu’ils seront en kilts…qu’apporte ce vêtement dans la  »mise en scène », t’attends-tu à des réactions de la part du public ?
Les kilts ici, deviennent costumes et tableaux, et rappellent les vêtements premiers des hommes, tissus drapé sur les hanches et épaules, si le kilt est sophistiqué, ce n’est qu’un pagne, une toge d’une tribut septentrionale. Des hommes en Kilt génèrent toujours une réaction sous notre contrée.

__En faisant appel à Hiatus pour la conception des kilts, as-tu été inspiré !?!
Inspiré, non, mais ça me permet d’expirer, oui !
j’ai pas mal porté et fait des « objets-vêtements » pour des performances : kimono, jupe, drapé, hakama, chapeaux.., ces objets manufacturés par mes soins étaient loin d’être parfaits, les traces de mon inexpérience en la matière (couture), n’ajoutaient rien à ces objets ; avec Hiatus ces objets-vêtements’ sont parfaits, et m’autorisent une projection mentale propre, sans le modelage de ma main. Je pense que l’aventure avec Hiatus risque de continuer !

__Le mot slogan d’Hiatus est la liberté, te reconnais-tu dans cette valeur, inspire-t-elle ton travail, ta démarche dans la sphère de l’art contemporain ?
La liberté soit on en a trop, soit pas assez…
c’est plutôt hiatus qui m’interpelle.
En linguistique hiatus vient du latin « ouverture de la bouche, parole prononcée, parole » ce qui fait partie de mes recherches sur le son et la voix plus particulièrement.

__Ton apparence joue-telle un rôle lors de tes installations ? A-t-elle un impact sur le public ?
Dans certains cas, lors de performance, elle fait partie intégrante de l’action.

__Bonus à nos internautes, aimerais-tu nous faire partager une anecdote, une belle idée, ou un lieu qui t’es cher ?
Effectivement ! Il y a à l’angle de la 4ème et la 5ème avenue à New-York, une bouche (hiatus) d’aération, sur laquelle j’aimerais bien un jour passer.
Merci !
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