Focus

Exclu ! les Hiatus dévoilent les coulisses de la conception des collections.
Un vêtement, un accessoire, ou un shooting photos sont mis en lumière.

De l’idée de départ au produit fini :
- découvrez les arcanes de la conception,
- observez les multiples facettes de la prise de vue in-situ,
- laissez-vous surprendre par les techniques de confection,

… et bien d’autres Zooms en préparation !

Pratiquer le yoga en jupe masculine, à tester !! {Commentaires fermés}

TESTE ET APPROUVE / LA PRATIQUE DU YOGA EN JUPE MASCULINE

voici différents modèles de jupes masculines de chez Hiatus que j’ai testées au quotidien pour la pratique du yoga !
-la jupe pour homme courte SUSHI (ici en rouge et violet) se noue comme un pagne donc pas d’entrave au niveau des cuisses…
-le hakama HUSKY en maille style jogging, vraiment pas mal, ample et souple, très rectiligne dans le look aussi…
-la jupe en maille (kilt stretch) OXFORD un peu plus entravée mais le côté confort et maintient est un bon compromis…
-et enfin le hakama modernisé NINJA qui a vraiment de l’ampleur (il existe aussi en kaki et noir pour éviter de se salir lors de la pratique du yoga).
pour ne rien gâcher le fait que ce soit de la fabrication française et des tissus européens vont complètement dans la démarche éthique que partagent les pratiquants..
JG

Comment prendre vos mesures pour acheter une jupe Hiatus {Commentaires fermés}

guide des tailles hiatus en français
rdv sur www.hiatus-shop.com pour voir tous nos modèles de kilts, hakamas, pagnes et dhotis modernes !!

A la recherche d’inspirations au Cambodge ! {Commentaires fermés}

INSPIRATIONS MODE AU CAMBODGE


Une fois n'est pas coutume nous avions envie de partager avec vous nos photos de vacances au Cambodge ce printemps !
On en a pris plein la vue, 40 degrés à l'ombre (terrible sécheresse pour les villageois),
une grande claque de découvrir un pays en pleine reconstruction après la guerre,
un pays de tout juste 15 ans comme nous disait le guide,
une population en majorité âgée de - de 25 ans qui doit conjuguer redécouverte des savoir-faire ancestraux et ultra modernité des nouvelles technologie..
un mix qui détruit à 1 rythme galopant une nature luxuriante et des lieux chargés d'histoire mais peu protégés des hordes de touristes..

Quelques repérages pour nos futures collections et le plein d’inspirations !!


LANCER DES MEGGINGS EN FRANCE ? {6}

LANCER DES MEGGINGS EN FRANCE ?

Chers Followers Hommes, votre avis nous est précieux !

En janvier, nous allons au Salon International de la Lingerie, pour enclencher une collaboration avec des fabricants de COLLANTS & LEGGINGS.
Aussi nommée Co-branding, la combinaison JUPES POUR HOMMES HIATUS + MEGGINGS FRANCAIS MASCULINS serait une formidable opportunité de ré-agrandir le vestiaire masculin !
Souvenons-nous des bas du temps des rois, et des braies de nos ancêtres les gaulois..
Ou encore des Mantyhosen lancés sauvagement par Mick Jagger, David Bowie, et consorts…
Guidés par les influences en direct du Japon, des street-stylers ou des stars du rock & de la pop, tels Justin Bieber et Lenny Kravitz pour ne citer qu’eux ; de nombreux jeunes hommes portent déjà des leggings funky (megging pour men),
alors, on attend quoi nous, en France ?

Afin d’affiner notre proposition auprès de la marque de collants qui s’associera à Hiatus,
nous ouvrons cette page spéciale sur notre blog afin de recueillir vos commentaires ci-dessous autour de ce sujet. Les HOMMES les plus motivés nous apporterons plus de détails en remplissant l’enquête ci-dessous avant le 15 janvier 2016.

 
MESDAMES : n'hésitez pas à laisser vos commentaires sur votre perception du megging : plutôt sexy, affriolant ou futur esclavage sexiste version  homme ?

 

  1. Arnaud
    déc 28, 2015 @ 22:24:38

    Je suis un homme qui porte très régulièrement des collant sous mes bermudas ou short j avoue que cette idée est très bien mais juste une réserve , une marque française de collants il y a quelques années avait créé des modèles de collants spécifiquement pour homme mais n’ont pas eu le succès escompté , donc il faudrait qu ‘il y aie une sacrée campagne de communication et de publicité en ce sens car la France de la Mode est un peu frileuse dans ce qui est collants, leggins pour homme . Je suis blogueur en ce domaine depuis quelques années et serais heureux de vous aider.

  2. Marc Dupont
    déc 29, 2015 @ 12:32:07

    Sinon, mon avis personnel est le suivant.
    Ce que je souhaite avant tout est que le grand public commence à intégrer que les hommes peuvent porter des jupes et des collants sans être ni travestis, ni homos, ni pervers ou malades (j’ai déjà entendu tout cela).
    Pour ma part, je porte des jupes et des collants féminins. Ce n’est donc pas tant des collants spécifiques hommes que je recherche (le choix chez les femmes est infini), mais aider à faire passer une idée.
    Alors oui, je souscris parfaitement à votre initiative !!!
    Come on !!!

  3. Dom de Nice
    déc 29, 2015 @ 19:52:59

    Bonsoir à tous.!!!♣♣♣!!!.

    Moi aussi je suis porteur de jupes aux quotidien, depuis que j’en porte je ne pourrais pas revenir en arrière.
    Les modèles que je porte sons longs et très amples à des matières fluides plus ou moins selon les saisons.
    Je suis pas porteurs de collants car j’aime avoir mes jambes nus sous la jupe.
    Je suis tout à fait pour que les mentalités change et pourquoi pas faire des collants pour les hommes qui le souhaitent. Comme dit Arnaud il faudrait une sacré compagne de publicité car la France sur ce sujet est asse coincer, je vois déjà pour les jupes hommes.!!!♥♥♥!!!.

  4. Patrick de l'Herault
    jan 05, 2016 @ 09:46:03

    Bonjour je pense que mélangé jupe et leggings ne marchera pas car je n’ai jamais vue que ce soit a Montpellier ou a Paris un homme porter un jupe. Par contre là ou je me bat depuis quelques temps maintenant c’est le port du leggings ( meggings ) pour homme, moi je porte leggings et un meggings ( acheté via états unis ) a longueur de journée que je porte avec un long pull ou polo ou tee-shirt ( j’ai des photos ) et je peux vous dire que ça du mal a passer aux prés des gens dans la rue, alors j’imagine un homme avec une jupe et leggings. Je pense que vous devriez faire campagne pour que les gens acceptent le fait que les hommes puissent porter des leggings, puis éventuellement lancer une mode avec jupe ou bermuda ou short.

  5. Pascal
    fév 02, 2016 @ 22:56:42

    Je porte des collants pour faire mon footing et par plaisir à la maison. Parfois quand je fais des travaux je porte un collant avec bermuda en jean et botte de jardinage je vais a la déchetterie comme ca par exemple et ca passe assez bien (jamais de remarque) je porte plus souvent un collant de running decathlon avec un haut sportif et des chaussures de marche ou des barquettes et la je vais partout les gens sont moins choqués avec le côté sportif. Sinon je voudrais bien porté des jupes mais étant marié et papa je veux pas embarrassé ma famille. Je vous soutien dans vos actions je vais voir pour vous aider en devenant membre du c’est possible ou en contribuant. Merci.

  6. Philippe Van thuyne
    mar 06, 2016 @ 07:45:10

    Bonjour a tous !!! Moi je le fais et je vous invite sur ma page Facebook Philippe Van thuyne !!!
    Les coquines elles ont vidées notre garde robe et c’est a nous de leurs vider la leurs lol !!!
    Depuis six moi je porte la robe la jupe et les collant j’associe tous les vêtement homme et femmes et je peux vous dire que beaucoup me disent que ca fait classe pas vulgaire !!! https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/hphotos-xpl1/v/t1.0-9/12742347_10204278050711521_7169875294580385379_n.jpg?oh=6c60a4dfc51817e560342499eb8d2d46&oe=576645F2
    On a une vie et vivons-la en étant sois même pas les autres ;)

LA ROBE DE Mr LE MARI {Commentaires fermés}

LA ROBE DE Mr LE MARI
les coulisses de l'élaboration

5 entreprises de la filière textile cévenole regroupées autour d’un projet commun, ont sollicité le bureau d’étude Hiatus afin de réaliser le stylisme et le modélisme d’une tenue de mariage. Forts de notre expérience de la conception de jupes pour hommes, nous avons voulu pousser le défi plus loin en proposant 2 tenues originales et avant-gardistes : la robe de la mariée et DU marié !

QUOI
nous avons sélectionné 4 matières toujours fabriquées en Cévennes à partir de matériaux nobles et les avons réunies sur une même silhouette, concrétisant la synergie interentreprise.

Les sarouels écrus, à fourche très basse, sont en bourrette de soie naturelle, toile utilisée habituellement par la société EYOS de Monoblet, fabricant de vêtements de nuit et de lingerie en soie.

Les tuniques en soie de couleur naturelle, avec un jeu de voilé / dévoilé, sont assembées en coupé-cousu. Le point de tricot en côtes derby, est développé en exclusivité sur métier circulaire par la manufacture ARSOIE de Sumène, spécialiste du bas de soie couture.

Les kimonos contemporains en cachemire et cuir d’agneau blancs, mêlent le savoir-faire de tricotage sur métier mécanique de l’ARTISANALE DU CACHEMIRE de Saint-Martial, au sourcing haut-de-gamme de Julien Perry, société de préparation des CUIRS ET PEAUX à Quissac.

POURQUOI
Les Cévennes sont encore riches de savoirs-faires textiles ancestraux maintenus à la pointe de l’innovation grâce à des démarches de recherche-et-développement techniques. Cette initiative met en lumière la volonté de renouveau mais aussi de synergie interentreprise afin de rendre plus compétitives et attractives ces entreprises aux savoirs-faires méconnus ou oubliés, pour s’ouvrir à des donneurs d’ordre nationaux et internationaux.
Vous pouvez venir découvrir chez Hiatus ces tenues originales en attendant leur prochaine mise en avant au Musée de la Soie de Saint Hippolyte du Fort (30)…

les entreprises qui ont fourni, tissé, tricoté et confectionné les tenues des mariés :
Arsoie / Cervin
–L’Artisanale du Cachemire
Eyos
Cuirs et Peaux du Midi
Bureau d’étude Hiatus

Nouvelle collection REWIND, le book {Commentaires fermés}

LE BOOK DE LA COLLECTION REWIND

Cette nouvelle collection de prêt-à-porter masculin Hiatus aborde la notion de MARCHER EN ARRIERE, regarder le passé, avancer vers le futur, changer d’angle, REWIND.
Après le bugg de l’apocalypse avortée, nous souhaitions développer des vêtements représentant cette nouvelle ère faite d’un mix d’influences contemporaines mais aussi avec un certain regard en arrière.

Urbain et world, les tuniques longues, les pantalons et jupes pour homme mixant maille et gabardine, toile de bache recyclée trouvent leurs racines dans les mouvements hippies, funky, architecture contemporaine et génération informatique 2.0

Ce photo-shooting a été réalisé avec Sébastien Le Guen, comédien et funambule de la Compagnie Lonely Circus, prises de vues Jennifer Marano & Jean-Guy Béal.
La retouche numérique est volontairement visible, des lignes graphiques, éléments colorés et perturbateurs offrent une relecture du milieu stérile des nouvelles villes de béton…

Des Hakamas made in France {Commentaires fermés}

DES HAKAMAS MADE IN FRANCE

Tout commence par une prospection en bonne et dûe forme pour le bureau d’étude Hiatus… nous avions déposé un book de nos prestations dans la boîte aux lettres de Soi-Zen, entreprise-atelier fabricant des hakamas et de tenues d’arts-martiaux. En effet, cette marque nous intriguait fortement : quoi ! des ateliers japonais dans l’Hérault ? Pas du tout ! En fait, quelques semaines plus tard, nous rencontrons Ingrid Igelnick et son associée, qui nous contactent alors pour une recherche de matières. Justement, il leur faut retrouver un fournisseur de viscose pour les hakamas. C’est dans nos cordes !
Et, nous voilà en avril, en visite à l’atelier, dans un petit village à quelques encablures de Montpellier, village de Lavérune hébergeant notamment un énorme paquet de café Carte Noire….et 2 femmes dynamiques et passionnées…de spiritualité zen et d’arts martiaux…mais pas que !


Interview d’Ingrid Igelnick, Soi-Zen, propos recueillis par Djen’, photos Djen’

Depuis une dizaine d’années, vous coupez, confectionnez et commercialisez des tenues d’arts-martiaux. Un créneau bien particulier et souvent méconnu du grand public. Qu’est-ce qui vous a plus dans cette entreprise ?
A l’époque, dans le milieu des arts-martiaux mais également dans celui des praticiens de certaines spiritualités comme le bouddhisme notamment, très peu des tenues officielles pour la pratique étaient adaptées aux morphologies occidentales. En fait, certains se faisaient leur propre tenue, puis par bouche à oreille, en cousaient aux autres, etc. D’autres commandaient tout simplement leurs tenues d’Asie mais bien évidemment pour des occidentaux mesurant 1m80 ou plus, il y avait de gros problèmes d’adaptation du vêtement. D’ailleurs le hakama doit couvrir la cheville jusqu’au sol (pour ne pas révéler les appuis et le coup qui va être porté), vous pouvez imaginez ce que ça donne avec un vêtement de stature japonaise ! J’aimais aussi particulièrement le travail de coupe et le principe de réalisation de ces vêtements, géométriques, sans perte de tissus, avec des finitions nettes… J’ai senti qu’il y avait un potentiel à saisir, des clubs de sports à rencontrer, un travail de sur-mesure. Je me suis inspirée des coupes traditionnelles en choisissant des tissus robustes, plutôt tissés en Europe pour la qualité du tissage et des teintures.

En regardant de près vos hakamas, on a le sentiment d’une codification, d’une symbolique bien particulière. Avez vous recherché à transcrire ces symboliques asiatiques autrement pour le porteur occidental ?
Non, surtout pas ! En fait, ce n’est pas forcément une volonté de ma part mais les acheteurs de ce type de vêtements veulent absolument des tenues à l’identique des codes traditionnels. J’ai par exemple impérativement conservé les 7 plis du hakama*, les manches très longues des Kolomos** qui se replient sur le Kesa***

…c’est drôle parce que parfois, les gens aimeraient presque que je sois asiatique, comme si cela donnait une valeur plus originelle à leur vêtement !
Par contre, pour les kimonos, j’ai apporté une coupe plus adaptée au niveau de la manche, un tracé en  »biseau » qui est propre à la marque Soi-Zen et permet de se mouvoir plus  »à la française.. »

Dans la garde-robe que vous proposez, sur votre site internet mais aussi en sur-mesure, on trouve des kimonos de travail, les vestes Samui, avec le pantalon assorti, des hakamas et des Kolomos. Ce sont tous des vêtements mixtes, qui valorisent aussi bien la morphologie féminine que masculine.
Oui, effectivement, la scission du genre est peut être moindre par rapport au vêtement européen. J’ai souvent des hommes qui achetent des kimonos avec un hakama pour leur tenue de mariage. La veste Samui et le pantalon fonctionnent parfaitement en tenue d’intérieur, le kimono peut être un superbe peignoir mixte !

Vous revenez tout juste d’un voyage à Bali, les valises remplies de tissus imprimés inspirés du batik traditionnel balinais…le voyage semble être au coeur des vos inspirations ?
Oui ! …toutes ces formes géométriques, ces imprimés abstraits, issus de la culture ancestrale ; mais tellement contemporains en fait, sont encore peu portés en France. Il y a vraiment quelquechose à apporter, à mixer.
Je suis toujours attirée par ces graphismes, les lignes entrecroisées façon tie and dye à l’indigo, les motifs au tampon…
Une fois rentrée, je propose des pièces uniques de kimonos…
C’est marrant cette fusion entre des imprimés africains par exemple comme le wax, avec la coupe japonaise du kimono, et il s’avère que ça fonctionne très bien… …cette fusion c’est un peu ce qui se passe dans notre monde contemporain…avoir accès à toutes les cultures mondiales, pouvoir prendre ce qui nous plait, une parcelle de chaque culture !

Depuis quelques mois, Ingrid Igelnick s’est associée avec Véronique Tourlet, une aventure qui se poursuit et se développe avec succès, un savoir-faire pluriculturel et made-in-France !

Retrouvez sur leur boutique en ligne les zafus (coussins de méditation), kimonos, hakamas, keikogis, jobans, et bien d’autres vêtements ici : http://www.soi-zen.com

*le hakama : pantalon à plis utilisé dans la pratique des arts-martiaux tels que l’aikido, le kendo ou le jui-jitsu

**le kolomo est le nom donné au vêtement du moine et de la nonne zen. Il s’agit d’une robe de bure courte en coton à manches longues. Traditionnellement un petit lacet permet de remonter les manches qui seront alors plaquées au corps par la ceinture, grosse corde épaisse en chanvre tressé et nouée à la taille d’une manière spécifique.

*** le kesa du sanskrit kasaya, « couleur ocre » est la robe des moines et moniales bouddhistes. Il s’agit à l’origine d’une bande de tissu teinte en ocre, constituée de plusieurs pièces assemblées. Elle se drape autour du corps, passant sous le bras droit, un pan reposant sur l’épaule gauche. la tradition veut que les premiers kesas aient été fabriqués à partir de haillons, ce vêtement est encore appelé « habit de chiffons. http://fr.wikipedia.org/wiki/Kesa

 

La maille des héros {Commentaires fermés}

MAILLE A PARTIR AVEC LA MAILLE

Dans la collection Rewind, nous employons du jersey de chanvre + coton biologiques pour concevoir des t-shirts tuniques extra-longs ou encore des encolures twistées qu’on a appelées RETORS.
Le jersey, ce matériaux en tricotage fine jauge, nous permet d’aborder la coupe du vêtement autrement. On se rapproche au plus près du corps, la musculature masculine apparait, le torse devient objet de désir.

On cantonne trop souvent le t-shirt masculin à un espèce de sac informe avec 2 manches rarement bien taillées, alors que les possibilités graphiques sont infinies.
La différence de propositions concernant cette pièce pourtant iconique du vestiaire casual est si immense entre le prêt-à-porter féminin et masculin que toutes les portes s’ouvrent à nous.
Mais comment introduire ne serait-ce qu’une infime variation de la forme du col, pour des hommes invariablement habitués à une encolure ronde à bord-côte?
Comment les amener à s’imaginer porter des cols en V profonds, des encolures bateau, des plissés asymétriques, des cols bénitiers ?
Je prends pour exemple, mon challenge pour la collection Rewind, défi qui a été d’introduire un rappel de l’écharpe keffieh.
Ce foulard à franges d’origine arabe (dont l’étymologie le rapproche de la ville de Koufa près de Bagdad) s’est extrémement bien intégré autours des cous de nombreux étudiants ces dernières années. Le keffieh fait maintenant partie de notre paysage visuel inconscient puisque collectivement vu et approuvé :
pour le débardeur BENITO je l’ai donc structuré en tant qu’empiècement innamovible à la manière d’un col bénitier. Les emmanchures américaines et le léger galbe au côté viennent renforcer la virilité du modèle. Le succès est au rendez-vous pour notre Benito, qui James-Dean’ise un pantalon 5 poches ou remodernise en douceur un sarouel démodé.

Nous affectionnons aussi particulièrement la maille jogging, plus épaisse…pour proposer des jupes pour hommes LOUNGE !
On a pu constaté que la jupe masculine rentre à nouveau progressivement dans les moeurs en étant portée à la maison.
Habituellement utilisés pour des joggings de sport, nous avons sélectionné de beaux jerseys lourds en coton + acrylique qui inscrivent à la fois un rappel sportswear à la jupe, tout en jouant la carte du confort.
J’ai dessiné la jupe pour homme JOGH en m’inspirant de la finition arrondie des côtés des Dolphins-shorts americains repris par Adidas et bien d’autres marques.

« J’avais en tête un homme rentrant du boulot, jetant son attaché-case en bas du porte-manteau et courant dans sa chambre enfiler sa longue jupe longiligne JOGH, comme on rentre avec bonheur dans un sac de couchage (le dos bien calé grâce au matelassage de la ceinture), et qui sauterait sur son sofa pour regarder une série TV décérébrante. » Tout notre défi technique a été de trouver des finitions techniques robustes pour surpiquer la maille et viriliser le modèle, tout en pouvant la commercialiser à un prix abordable, ça nous à donner du fil à retordre !

Nous avons hâte d’ouvrir encore le panel graphique des vêtements masculins grâce à la MAILLE, bientôt des plis, des pinces, des fronces,  oui à la diversité au quotidien ! Djen’

LA MAILLE DES HEROS, le point de vue de Jean-Guy

« ça maille ! » : expression souvent entendue en Suisse au tournant des années 90-2000, comme pour affirmer cette nécessaire continuité à la veille d’un nouveau millénaire.
Pour nous, cela peut représenter aussi bien la puissance d’une moutarde « fine et forte » que le tricot de nos arrières grand-mères avec ses points à l’endroit et ses points à l’envers, ces maillons de la chaîne ou de la toile, ou même ce souhait impérieux du  « il faut que ça maille ! ».
Pour moi, cela représente ces chaînons que nous sommes, chacun de nous, sans lesquels cette toile n’existerait pas.
Chacun de nous à la croisée entre des êtres différents et souvent divergents.
Chacun de nous, seul à pouvoir les réunir.
Chacun de nous, le seul point commun de l’autre.
Tout comme un Héros, tantôt écartelé par les oppositions, tantôt embrassé par les rapprochements.
Tout comme ces super-Héros aux supers pouvoirs, qui ont envahi les écrans, vêtus de leurs combinaisons moulantes : cette maille leurs permettant toutes les accrobaties pour maintenir l’équilibre vers un monde meilleur.
Comme ces héros, par nos efforts et nos lâcher-prise, par nos mains tendues et nos bras ouverts, nous ne valons pas moins.
Mieux que ces héros, nous ne vivons pas une fiction.
Mieux que ces héros, cette maille n’est pas qu’à la surface de nos corps,
Mieux que ces héros, nous sommes cette maille, et chacun de nous, héros, un maillon, chacun de nous, unique, par ses liens qui, sans chacun de nous n’existerait pas.

Tout comme dans bien d’autres domaines, le héros n’est plus celui de millions de personnes, relègant ces personnes au rang de servils espèrants, consommateurs d’idoles. Le héros n’est plus un idéal éloigné autant géographiquement que temporellement. Le héros est ici, maintenant, et chacun de nous est le Héros de ceux qui l’aiment.
A nous de multiplier les héros, pour qu’il ne soit plus l’exception : Aimons !
Jean-Guy

La SLOW-FASHION, un hiatus de la mode ? {Commentaires fermés}

La SLOW-FASHION, un hiatus de la mode ?

« Vous vous êtes sans doute posé la question : pourquoi HIATUS ne renouvelle pas plus régulièrement ses collections ? Eh bien tout simplement parce que Hiatus est slow-fashioned !!
Non pas qu’on soit complètement ralentis du ciboulot…mais nous ne voyons pas l’intérêt de concevoir de nouveaux modèles pour qu’ils soient périmés 4 mois plus tard.
Au contraire, chaque modèle est étudié minutieusement :
même si l’idée nous semble spontanée, le croquis jaillissant en quelques minutes à un instant T, elle est en fait la résultante d’un long processus de digestion (de l’air du temps, de besoins non répondus, d’images ancrées..).
Le développement du modèle fait appel à tout un réseau, comme n’importe quel produit industriel. Changer de fournisseur tous les 6 mois reviendrait à rompre systématiquement toute possibilité de relation pérenne avec nos fournisseurs, ateliers…C’est un peu comme si tous les semestres vous deviez changer de coupe de cheveux et aller toujours plus loin vous les faire couper.
Travailler des modèles durables a aussi l’avantage de nous obliger à faire des propositions utiles et solides, qui vont plaire sur plusieurs années plutôt que d’être un produit coup de cœur dont on aurait subrepticement envie puis plus du tout, victime du système médiatique ou « effet boule de neige ».
On n’a moins droit à l’erreur puisqu’il faut optimiser les coupes, les tester, les rendre viables pour plusieurs morphologies. En fonction des retours des premiers « porteurs », nous pouvons continuer à améliorer ces vêtements.
Le résultat en vaut la chandelle, plus de 75% de nos clients sont capables de citer plusieurs noms de nos modèles, preuve qu’ils sont plus que symboliques ! »
Djen’

Guénolé, notre rédacteur Tendances  vous invite à mieux connaitre la Slow-Fashion. :

La slow fashion, est avant tout une tendance visant à prendre le contre-pied de la norme en vigueur, de lutter contre celle-ci en proposant une alternative plus respectueuse des droits de l’homme et de l’environnement. Le terme, pour la première fois utilisé par la consultante en design durable Kate Fletcher, va très rapidement être utilisé et reconnu par les professionnels de la mode.

C’est une réponse au sentiment d’uniformisation croissant qu’éprouvent de nombreux consommateurs de mode face aux vêtements qu’offrent les grandes chaînes de distribution.
Ce sentiment serait notamment dû à l’effet identitaire qu’ont les vêtements sur nous :
s’affirmer avec ses vêtements, être habillé comme les personnes de notre « groupe » social.
On constate aussi que les gens ne se reconnaissent plus dans leurs vêtements ; fabriqués à la chaîne, taillés selon des normes théoriques qui ne correspondent pas forcément à la réalité : trop long, trop petit, trop grand, écarts considérables ou presque inexistants d’une taille à l’autre, …

Ce mouvement de ralentir le rythme effréné de la mode, veut aussi apporter une autre vision du vêtement : le vêtement en tant qu’ « objet » que nous portons et qui nous représente :
il doit être esthétique, solide et de ce fait durable. C’est le contraire d’une mode vite consommée et vite oubliée. L’attrait d’un vêtement ne se limite pas à une saison comme le suggère fortement la mode classique.
Le fait que cette mode soit divisée en collections bisannuelles renforce l’effet cyclique de consumérisme en proposant toujours de nouveaux thèmes et en traitant bien souvent les collections passées d’obsolètes.

Pour se détacher de ce point de vue, la slow-fashion a ses solutions.
Elle puise son répertoire dans les fondamentaux de la mode. Elle se sert de vêtements intemporels et les revisitent pour les adapter aux besoins et attentes des utilisateurs.
C’est une mode réfléchie qui inscrit le vêtement dans un véritable cycle avec l’utilisateur, le concepteur, le fabriquant… et tous les acteurs de ce vêtement.
Il s’agit aussi d’une mode respectueuse des droits de l’homme et de l’environnement et doit donc répondre à des normes éthiques aussi bien qu’écologiques. La marque Living Crafts en est un parfait exemple avec sa production en coton bio.
Cela implique bien sûr la production la plus locale possible, avec des matières premières qui répondent aux normes du commerce équitable, dans un cadre éthiquement correct :
on privilégie ainsi l’emploi local, gage de qualité pour les utilisateurs, qui savent alors où et comment est fabriqué (voire pensé) les vêtements qu’ils portent ; tel le label américain The Slow Fashion Movement qui regroupe une dizaine de marques qui privilégient la production locale.

Pour résumer, un vêtement slow doit donc être indémodable, durable et doit répondre à un réel besoin du consommateur. La slow fashion se doit également d’être accessible au plus grand nombre de consommateurs et donc demeurer dans des prix raisonnables tout en incluant un processus de fabrication respectueux et éthiquement correct.

Zoom sur la Kendo {Commentaires fermés}

Zoom sur la Kendo

Nous avons dessiné la jupe pour homme KENDO en 2009. Depuis, cette jupe longue est devenue un incontournable.
Revenons sur sa création :
notre idée première était d’adapter les codes ancrés inconsciemment dans les mémoires collectives à propos de la virilité du costume masculin contemporain. Quelles jupes masculines existaient déjà, lesquelles persistaient au travers des âges ?
L’état d’esprit Hiatus n’a pas de frontières géographiques et l’histoire du costume ne devrait d’ailleur pas en avoir non plus. Aussi nous avions pour référence le hakama, une forme de vêtement proche de la jupe encore utilisé aujourd’hui dans la pratique des arts martiaux. Le Kendo utilise le hakama dans sa tenue, et la sonorité, courte et impactante du nom s’est avéré un bon moyen memotechnique.
De plus, le mot kendo signifie en japonais « la voie du sabre » (ken = sabre, do = voie). Le hakama est traditionnellement teinté à l’indigo et possède 7 plis qui symbolisent chacun l’une des 7 vertus du Samouraï.

Toutes ces valeurs se trouvèrent liées lors du shooting-photo NEOHOMME. Pour la petite histoire le thème était qu’ « après l’apocalypse un intello urbain survivant se retrouve sans ressources avec seulement quelques effets personnels. Il se retrouve avec son « sabre de loisir des années 2000 » à devoir chasser seul dans une ville à la merci des éléments. »
Ce qui était pour nous un clin d’oeil à la vogue de la pratique de arts martiaux de loisir qui attire énormément nos contemporains, sans doute car cela reste un univers de repères avec des codes précis, une pratique proche de la spiritualité, et qui semble un des seuls arts pérennes dans nos sociétés contemporaines.

Cependant, le hakama devait fusionner avec le côté pratique d’un pantalon à l’occidentale.
Il était indispensable qu’elle soit facilement enfilable, tout en conservant une grande amplitude de mouvement.
Le pont des pantalons à pont, retravaillé régulièrement sur notre ligne jean-guy & co en tant que basique des basiques, fut la réponse à la fois graphique et pratique pour harmoniser la silhouette de la Kendo.
Cette jupe est devenue un classique par les valeurs qu’elle porte, sa sobriété et sa facilité d’adaptation avec différents hauts.
Trés chic avec une simple chemise blanche, elle peut aussi jouer sur ses racines asiatiques avec des emmanchures kimono ou même s’inspirer du streetwear façon yamakasi avec un tshirt graphique.
Découvrez la Kendo sur notre e-shop ici